Voilà un titre qui donne tout son sens au film !
Sur fond de drame humain, le réalisateur nous offre une belle touche d’espoir. Tout le film tourne autour du personnage de François, un ancien drogué qui tente de s’en sortir. A ses côtés, son fils ainé et son ex-femme avec lesquels les relations ne sont pas toujours évidentes…

On suit François dont la vie semble suspendue à un fil, entre une société dans laquelle il se sent perdu et son envie de conserver ses liens familiaux si importants, ceux qui le portent et le poussent à continuer à se battre contre lui-même.

Le réalisateur réussit un coup de maitre en nous faisant ressentir toute la charge mentale de ce personnage, celle d’un père qui tente de bien faire les choses pour son entourage. On ressent clairement tout le poids de sa paternité et des responsabilités qu’elle implique.

Le jeu des acteurs est juste, il n’y a pas de fausse note. On ne tombe ni dans les clichés ni dans le pathétique.

Des plans serrés sur chacun des personnages mettent en exergue l’oppression qu’ils ressentent dans ce combat face à la drogue. Le choix de la lumière nous pousse dans une ambiance froide, hivernale et brutale.
Mais là où la magie opère, c’est dans toutes ces petites joies qui viennent s’immiscer tout au long du film..

C’est un court qui mérite qu’on se penche dessus car il évoque un sujet encore peu mis en avant et dont on ne dénonce pas assez les conséquences.
Je me suis reconnue dans la démarche du producteur qui est basée sur l’histoire d’un membre de sa famille, cette démarche que j’ai moi-même eu dans la réalisation de mon court La Faucheuse.

Le réalisateur travaille sur un long-métrage pour cette fiction. Si le casting reste le même, il y a fort à parier que ce sera un très bon film… à suivre….

Consulter la fiche Unifrance du court-métrage


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